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 ¤ Journée Mouvementée ¤

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Sebastian Michaelis
Majordome de la famille Phantomhive
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Messages : 29
Date d'inscription : 02/01/2010

MessageSujet: ¤ Journée Mouvementée ¤   Lun 11 Jan - 16:45

A peine le soleil commençait-il à pointer le bout de ses rayons sur les vastes terres de l'Angleterre que ses mains maniaient déjà toute sorte d'ustensiles de telle sorte à faire du manoir une demeure aussi parfaite que son habilité. Pourquoi dormir alors qu'il y avait tant de choses à préparer, tant de choses à faire? En tout cas, dès les premières lueurs il s'était hâté de préparer le petit-déjeuné, suivi de près par le déjeuner qu'il comptait bien faire prendre à monsieur de Phantomhive avant tous les préparatifs qui l'attendait dans l'après-midi. Parce qu'il fallait souligner aussi que monsieur avait de la visite aujourd'hui, une visite très importante qui allait certainement être en relation avec ses activités. Pourquoi faisait-il tout cela alors qu'il avait bien le choix? Et bien... ce n'était qu'une longue histoire entre eux. Et c'est précisément entre eux qu'il y avait ce lien si terrifiant, si sanglant que celui du pacte. Un pacte avec qui?... que de surprises et de mystères! Mais un simple majordome comme lui n'avait rien à se reprocher bien entendu. A cette pensée, un sourire se dessina sur le coin de ses lèvres. Il avait l'habitude d'être de cette eau-là, si limpide et si fluide mais qui profitait de chaque occasion pour couler entre les barreaux de sa prison... d'ailleurs, pourquoi pensait-il à l'eau et cette métaphore sans aucun intérêt? Tout simplement parce qu'il faisait le thé depuis un moment et qu'il était un peu trop dans ses pensées pour le faire correctement. D'un geste rapide et sans laisser tomber une seule goutte, il transvasa le liquide d'une main sûre pour que celui-ci se retrouve dans la théière. Et voilà, encore un travail sur le point d'être raté mais toujours aussi parfait. Il ne déméritait pas de son style! Il passa une main sur le front: bon, le thé était prêt et il restait exactement une heure et vingt-quatre minutes avant le déjeuner. Comme d'habitude, il avait laissé le travail à Bard, et avait eu le courage de laisser May Linn prendre soin du service à mettre mais il ne savait pas pourquoi, les inquiétudes montaient en lui comme de grandes marées prêtes à le submerger. Il secoua la tête: non, vraiment, il arrivait à tout arranger, alors s'il y avait un problème, il le règlerait rapidement. Enfin, il espérait quand même ne pas devoir courir pour réparer des catastrophes. Pour le moment, il fallait simplement se charger du déjeuner de monsieur de Phantomhive, ils avaient deux heures ensuite pour se hâter de prévoir au menu complet ainsi qu'au service qu'ils allaient présenter. Il passa un coup d'oeil par-dessus la fenêtre: le jardin semblait excellent, il ne manquait plus qu'à désherber certaines petites plantes non visibles à l'oeil nu bien sûr... d'un geste rapide et pourtant si fin, il avait disposé la tasse sur le plateau d'argent et la théière avec, puis avait orné son bras du linge blanc de service. A présent, il ne manquait plus que de servir monsieur, il devait être dans son bureau à l'heure qu'il était. C'est à peine s'il avait ouvert la porte que déjà May Linn tombait sur lui, le faisant basculer en arrière. D'un geste très vif il réussit de justesse à rattraper la tasse et la théière sans les briser. A présent au sol, il se demandait si un jour la petite femme de chambre maladroite qui cassait tout sans jamais faire exprès. Il fallait ajouter qu'elle était hypermétrope et ce n'était pas pour arranger les choses parfois... D'une voix presque audible elle tenta de s'excuser:

Je... jejejejejeje...... suis désoléééééeee Sebastian!!

Il releva la tête, un peu bousculé par ce qui venait d'arriver:

May Linn, pourquoi courez-vous encore dans le manoir? Je vous l'avais formellement interdit!

Il se leva avec toute la grâce que son corps pouvait le permettre et releva la femme de chambre par la même occasion. Elle était vraiment un cas à part elle, à toujours courir et en étant à la fois aussi maladroite!

Excusez-moi... c'est que... j'ai voulu chercher d'urgence le service et...

C'est bon, occupe-toi plutôt du linge, il est plus urgent. Je me charge du service.


D'a... d'accord!...


Et alors qu'elle allait repartir toujours dans le même rythme, il ajouta:

En marchant May Linn!

La jeune fille se reprit et se força à marcher doucement pour ne pas fâcher le majordome. Ce dernier se passa la main dans les cheveux: eh bien! que de travail! Il jeta un coup d'oeil sur la tasse et la théière et ne s'estima ne effet pas satisfait d'emmener une telle horreur à monsieur. Encore plus rapidement qu'au début, il avait déjà fait un thé en quelques secondes. Décidément, il fallait vraiment tout refaire! Mais il était mieux ainsi que de présenter à monsieur une tasse salie et un thé mauvais en plus d'être refroidi. D'un pas léger et vif, il se mit en route pour le bureau de monsieur, là où il était bien entendu censé faire ses devoirs et mettre à terme certains projets. Il fallait souligner que les affaires de monsieur n'étaient pas des plus commodes et des plus faciles, et par chance il était à ses côtés pour supporter tout cela.

*Haa... si seulement monsieur pensait à se reposer un peu!*

Mais avec toutes ces charges et ces rats qui courent partout à Londres il était impossible de faire autrement. Il se demandait aussi s'il ne devait pas aller vérifier que Bard et Finny n'aient pas fait de bêtises mais s'il continuait à s'inquiéter de la sorte, monsieur n'aurait pas son thé avant le dîner... il décida finalement de continuer son petit chemin pour ne pas retarder l'heure du thé. Il atteignit finalement le bureau de monsieur où il toqua deux fois avant d'entrer:

Monsieur? Je vous apporte votre thé!

Il s'avança et déposa la tasse sur une petite table longue en hauteur et prêt de lui pour servir le thé. Il prit l'anse de la tasse et vint au comte pour la lui tendre. Il s'inclina et fit un de ses sourires si habituels:

Le déjeuner sera bientôt prêt, ce midi ce sera un blanc de poulet cuit dans sa sauce mûre/Cabernet. Comme accompagnement, il y aura du riz blanc thaïlandais.

Il essuya ensuite la théière et reprit toujours avec cet air calme et serein, en apparence jamais touché par la plus grande contrainte de l'homme: l'inquiétude.

Monsieur m'avait signalé l'arrivée d'invités pour le dîner, souhaitez-vous un menu spécifique?

Son attitude n'avait toujours pas changée. Toujours aussi droit, aussi stricte sur tout, il avait pour habitude de ne pas permettre à une seule poussière de se poser sur lui. Plus pour le comte que pour lui, cette habitude était devenue très cruelle et même trop... habituelle! La seule chose qui l'obsédait était cette attention particulière envers monsieur, envers sa protection, et par chance il n'était pas humain, car il en serait devenu maladif. Enfin... il n'était qu'un majordome, tout cela était normal.

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Ciel Phantomhive



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MessageSujet: Re: ¤ Journée Mouvementée ¤   Jeu 14 Jan - 21:28

« …Hmph, quelle idée barbare que la conception même du jouet.
Le bon roi de France de l'époque serait enragé s’il avait su qu’un tel détournement avait eu lieu.
Mais qu’importe puisque cela ne concerne que son peuple et lui et les temps ont changé.

…Bien. Quand reviens-tu d’Italie ?
Hèè~ Avec plaisir, je n’ai pas eu le temps de m’émousser. J’attendrai cela avec impatience.
A bientôt. »


Le combiné téléphonique épousa les formes du boîtier.
Le silence envahit la pièce.
Les jambes croisées, la mâchoire inférieure posée mollement sur le revers de la main, tandis que les doigts de l’autre pianotèrent successivement d’un rythme régulier sur le bois vernis, un œil bleu fixa de façon nonchalante le livre ouvert, posé sur le bureau. ‘Economie, Economie’. Rien que d’avoir ces lettres apparaître dans ses pensées, il sentait ses muscles s’anesthésier naturellement. Des chiffres alignés, des mots fastidieux, des descriptions ennuyantes. Le garçon avait droit à des cours dans le domaine. Si seulement les personnes qui avaient écrit ce livre pouvaient économiser les tournures de phrases inutiles… Regimbements en vue ; vinrent ensuite les conséquences : une remise en question. Les ‘pourquoi ‘et les ‘pourquoi’ comme ‘Pourquoi le cours d’économie était-il si barbant, pourquoi avait-il ce cours aujourd’hui, pourquoi il ne pouvait pas se laisser aller pour une fois, pourquoi Sebastian s’occupait-il de son éducation, pourquoi lui avoir refilé ce bouquin ?’ Des questions futiles et idiotes pensait-il. Mais son mécontentement l’amenait à chercher une justification à tous ces évènements pour balayer la frustration qui était en lui, lui, un enfant.

Le corps se leva subitement de son fauteuil et se retourna vers la fenêtre. Son œil s’abaissa. Il observa la cour pour remarquer le jeune jardinier de la maison qui pressait le pas, les bras remplis de bûches et le visage dissimulé sous son chapeau de paille. Ce dernier sortit du champ de vision en disparaissant sous le rebord de la fenêtre. Le manoir était en pleine agitation. L’évidence même quand on savait ce qui allait se passer ce soir en ces vastes terres des Phantomhive. Le doigt caressa la bague d’Azur au pouce.

Oui, Phantomhive. Oui, un Comte.

Soudain, les pas se pivotèrent sur eux-mêmes et de manière décidée, le garçon aux cheveux courts prit siège sur le fauteuil confortable, parfait simulacre de celui de l’ancien dirigeant de ces terres. Son corps était encore trop petit pour ce fauteuil, le dos du siège dépassant la tête de manière grotesque, les coudes posés sur ces grands accoudoirs. Mais qu’importe. Bien qu’incommodant, ce fauteuil l’avait accueilli et il se tenait au centre absolu de la longueur de la salle à prendre des décisions majeures de la maison. En effet, il n’y avait pas à se lamenter. Ce serait un déshonneur et une honte totale pour ses ancêtres qui avaient bâti la réputation de leur nom.

L’orbe bleu se pencha sur le livre à nouveau. Un murmure inaudible pénétra l’esprit de l’enfant nostalgique :

Tu vois Ciel, ce qui est devant toi est comme un plan.
Une carte de trésor dont le point de départ du trajet est placé.
Une carte de trésor dont la résolution des énigmes est nécessaire pour avancer.
Une carte de trésor dont la destination finale sera crée.

« Oui, c’est Ma Carte. » lança-t-il fièrement en écrivant. Les rangées de mots manuscrits remplissaient peu à peu la page. Le temps s’écoula lentement et la main finissa la résolution du problème par un point gras.

La plume rangée, ses doigts se glissèrent sans attendre entre un amas de feuilles qu’il ramena devant lui. Il s'agissait de demandes et des rapports concernant la compagnie Phantomhive. Les feuilles tournaient, encore et encore. Les nuages passaient lentement dans le ciel.
Ce fut alors que son regard se concentra sur une feuille en particulière.

*Tiens, ils sont enfin passés à l’action.* D’un sourire au coin des lèvres, le garçon apposa un ‘vu’ suivi de sa signature à côté de la phrase ‘détournement de fond’. Les doigts agrippèrent le papier pour le déposer retourné sur la gauche de la pile.

Toc toc !

Un nouveau rapport à propos d’investissements apparut sous son nez.

Toc toc toc !

Alors qu’il s’apprêta à lire les détails de la lettre, il crut entendre des cognements à la porte. Il leva alors la tête dans l’incertitude. Soit c’était son imagination, soit sa concentration lui joua un mauvais tour. Mais l’ouverture de la porte et l’entente d’une voix familière brisèrent le doute.

Monsieur? Je vous apporte votre thé!

Les cils battirent plusieurs fois tandis que le regard était posé sur le grand homme dans son complet noir. Le majordome s’approcha pour lui tendre un thé.
Ce fut alors que la phalange délicate de l’index passa avec force sur le front, comme pour tenter d’enlever péniblement une goutte de sueur invisible. Un soupir discret se lâcha par les narines tandis que les cheveux aux reflets bleutés s’appuyèrent contre le dos du siège. Etait-ce la pause ? La présence de Sebastian à ses côtés lui offrit la réponse. Il n’avait pas vu le temps passer. Le visage du majordome avait toujours ce sourire quiet. Le jeune Comte avait toujours pensé qu’il n’avait pas besoin d’un fardeau telle une personne à problème. Ce fut plutôt une bonne chose qu’il avait un tel majordome.

Le regard cérulé se posa alors sur la tasse raffinée proposée. La main consentante se leva et se positionna sous la fragile soucoupe pendant que les doigts saisirent délicatement l’anse pour ne pas briser l’équilibre de l’ensemble. Le thé passé entre les mains du majordome était toujours aussi impeccable : Earl Grey. La légère fumée se dégageant de la surface de l’eau fut un spectacle captivant. D’une trajectoire curviligne peu visible, comme une image grossière de la coquille d’un escargot dont la courbe a été perturbée à plusieurs reprises dans sa course, elle avait besoin d’effectuer un hélix. Et ce fut par cette trajectoire que naquit l’émanation physique et odorante qui vint rafraîchir les pensées du garçon : Une parfaite sphère était attrayante aux yeux de tous ; Sa fluidité, un chef-d’œuvre. Mais cette fluidité imperturbable était une chose si hypothétique aux yeux du Comte, le parfait visage paraissant imperturbable de son majordome qui lui annonçait le menu de midi, tout comme…

Le corps se recourbant vers l’avant, la main déposa alors la tasse sur le côté. Le rapport précédent apparaît à nouveau sous son regard. Un court instant de silence suivi.
Il redressa alors son buste et reprit la tasse de thé pour l’amener à ses lèvres étirées malicieusement vers le haut.

« Oui. Je suis impatient du repas de midi. » annonça-t-il d’un ton posé les yeux fermés pour mieux savourer le thé, le glorieux hommage à la coutume britannique.

Ce fut alors que le majordome noir posa une question qui attira le regard habituellement sévère, une question à laquelle ce dernier répondit :

« Sebastian, je te donne carte blanche tant que le repas est parfait et prêt pour la soirée. Sache juste que nos invités n’ont pas que des origines anglaises.
Fais donc quelque chose d’acceptable au palais de tous. Pense aussi à préparer des chambres pour nos invités au cas où certains voudraient rester pour la nuit. »


Les Phantomhive se doivent d’être parfaits et le majordome devait suivre cette étiquette. Ciel n’avait aucune préférence pour les mets que lui préparait Sebastian. Il connaissait mieux que quiconque les capacités de son majordome et il savait mieux que quiconque que les ordres qu’il lui donnait seraient suivis à la lettre, ce par quoi ils étaient unis. La tasse vide posée, les pas s’avancèrent jusqu’à la fenêtre et la vue mira le reflet sur la vitre froide. Les petits doigts vinrent alors se poser sur le cache-œil.
« Des gens de la haute aristocratie seront présents.
Je veux que tout soit exceptionnel pour cette soirée Sebastian. »


Le coucher du soleil vint alors rapidement. L'horloge sonna dix-huit heures.
Le manoir se remplit peu à peu.
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Sebastian Michaelis
Majordome de la famille Phantomhive
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MessageSujet: Re: ¤ Journée Mouvementée ¤   Jeu 14 Jan - 23:22

Le comte avait tout à fait dans sa forme habituelle après autant de travail accompli. C'était ce qu'il avait remarqué, grâce à cette nonchalance du regard, une sorte d'indifférence qui marquait bien la fatigue. Le sourire qui avait tendance à se dessiner automatiquement sur son visage ne fléchit pas et son expression restait toujours la même: un calme et une sérénité presque glacial mais propre à lui-même. Il ne fallait pas croire qu'il était constamment comme cela tout de même! Les ordres de monsieur ne changeaient pas. Pour lui comme pour tous les jours de l'année où il devait y avoir une réception importante, la carte blanche était assurée et les talents de ce simple majordome mis à l'épreuve. Enfin, pour d'autres bien entendu. Cette fois-ci, il fallait impressionner bien plus le bouquet d'aristocratie et leur montrer toute la noblesse de ce très cher monsieur de Phantomhive à travers les services qu'il pouvait offrir. A peine avait-il entendu les ordres de monsieur qu'il s'inclina, mis en place la théière correctement sur le plateau d'argent et alla se retrousser les manches pour un nouvelle mission digne des plus grandes maisons d'Angleterre avant de répondre élégamment d'une voix sûre:

Oui monsieur, je me chargerai de leur offrir la plus belle des réceptions.

E
t ces mots n'avaient pas été dits à la légère, puisque chacun d'eux pesaient à présent sur le travail qu'il accomplissait rudement. Son attention se posa tout d'abord sur l'aménagement général du manoir. Il fallait que ce dernier brille de mille feux et soit sans aucune impureté, ni même un objet ne devait dépasser d'un quelconque endroit pour que chaque chose soit rangée à sa place et là où elle convenait le mieux d'être. Pendant une à deux heures il s'était entièrement consacrée au manoir et sa décoration, juste après avoir servi le déjeuner au comte. Bien qu'elle soit sobre, elle convenait tout à fait et donnait une image très mature et à la fois chaleureuse du comte. Une fois qu'il trouvait cela bien fait et satisfaisant, il se hâta pour les préparatifs de la nappe qui sera posée sur la grande table rectangulaire. Elle devait être d'une blancheur immaculée. Celle qu'il avait choisi était de cette blancheur de neige, et à ses coins étaient brodées des roses et des arabesques dorées. Elle allait très bien accompagner les chandeliers de la même lueur et le service qui était essentiellement en porcelaine blanche de Minton, ornée de dorures fines qui ne chargeaient pas le tout. Tout était prêt et il ne manquait plus que le menu qu'il ne tarda pas à concocter en se pressant à la cuisine. Il était d'ailleurs tellement concentré dans ce qu'il faisait, ce qu'il mijotait et découpait que l'espace et le temps n'avaient plus leur place, comme s'étant arrêtés et ne les écoutant nullement. Et pour une fois étrangement, les autres employés du manoir n'avaient pas causé de soucis. Enfin, c'était ce qu'il avait vérifié il y a une demi-heure à peine.

Il fallait souligner qu'il n'avait vraiment pas vu le temps passer et que tout son travail avait été correctement fait sans la moindre goutte de sueur perlant sur front encore combattant. Qui a dit qu'il était fatigué? Personne! Et puis, le vrai travail ne faisait que commencer! Il se dépêcha de rejoindre May Linn, Finny, Bard et Tanaka dans la salle où ils avaient l'habitude de se réunir et leur demanda de se préparer et de bien se tenir pour l'arrivée des invités qui ne sauraient tarder. Rien que de savoir ces quatre-là dans la salle où il devrait servir et se hâter à la perfection le rendait nauséeux, mais il fallait bien que les convives voit un attirail parfait de domestiques serviables sans aucune poussière apparente! Avec rapidité, ses pas le portèrent à se vêtir de son meilleur apparat et de ce tailleur à queue de pie qui faisait presque de lui un homme de l'ombre...

Il arrangea son noeud croisé, sa chemise à cinq plis et entra correctement ses mains dans ses gants à baguettes. Il était prêt à réceptionner et faire de son mieux pour éblouir ceux qui venaient pénétrer le lieu sacré du comte de Phantomhive. Quelques craquements de doigts et déjà il se trouvait à la porte, l'ayant ouverte pour accueillir les convives dès leur sortie de voiture...





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Lawliet Alexander
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Age : 25
Localisation : En train de servir le thé à sa maitresse.

MessageSujet: Re: ¤ Journée Mouvementée ¤   Jeu 18 Fév - 22:23

Dix-sept heure trente, c’est ce qu’affichait la montre avant que la manche ne se referme sur elle. Lawliet vient d’emmener la voiture de mademoiselle juste devant l’entrée du manoir Lockheart, il attend …
La porte s’ouvre enfin et la jeune maitresse se présente sur le pas de la porte, Lawliet s’approche.


J’ai été cherché le carrosse, jeune maitresse.

D’un mouvement, il propose son bras afin d’accompagner mademoiselle Lockheart à l’intérieur du moyen de transport spécialement décoré dans le style qu’aime mademoiselle. Après qu’elle fut installé, Lawliet prit la place de cocher et démarra lentement.

Le carrosse traversa le Jardin des Lockheart avant de s’engager sur le chemin public, le ciel commençait à s’assombrir doucement, pas étonnant pour un début de soirée hivernal.
Le nouveau domestique de mademoiselle, Sayle, était assis aux coté de Lawliet, pour le plus grand malheur de celui-ci. Aucun des deux ne parla pendant toute la durée du trajet.
Après une petite demi-heure de route, ils arrivèrent à proximité du manoir Phantomhive. Le cocher arrêta la voiture devant la porte et laissa Sayle se charger d’ouvrir la porte et d’accompagner mademoiselle Lockheart jusqu’à la porte du manoir où un homme aux cheveux noir attendait, certainement le majordome de monsieur Phantomhive. Lawliet ne regarda pas plus et, une fois la jeune maitresse descendue, s’empressa de conduire le carrosse à la zone prévue à cet effet. Rapidement, il rejoignit la jeune maitresse à l’intérieur de la demeure magnifiquement décorée.
Il chuchota à l’oreille d’Angelina.


Le service de Phantomhive est à la hauteur de sa réputation.

Juste un instant plus tard, tout le monde se tut et les regards se pointèrent en direction du grand escalier tandis que derrière, le majordome entra en refermant la porte derrière lui.
Du coté de l’escalier, une petite silhouette pris forme au loin dans le couloir de l’étage, la silhouette de jeune garçon s’approcha du sommet de l’escalier avant de commencer à descendre celui-ci.

C’était le comte Ciel Phantomhive que tout le monde attendait pour la réception.
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Ciel Phantomhive



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MessageSujet: Re: ¤ Journée Mouvementée ¤   Lun 22 Fév - 20:18

Parmi la cime des arbres, un manoir fastueux se tenait debout dans l’isolement des terres. Sur les parois, chaque fenêtre était habitée de lumière accueillante, sauf une ; une dont une silhouette se dressait à la fenêtre avec dédain parmi la splendeur de la seule source lumineuse : la cheminée. Le dos face à la chaleureuse lumière, un regard mira sans mouvement dans l’ombre. L’orchestre des lieux qui accompagnait habituellement le valeureux chant des Phantomhive en sourdine décida d’élever progressivement les voix aigües et les graves.
Non loin, des bruits de roues de carrosse faisant des bonds sur le sol s’approchèrent. Le majordome était déjà à l’entrée pour accueillir les conviés.

Des pas reculèrent discrètement.
Soudain, cognements de porte. L’enfant aux airs d’adulte affirmé se retourna.

« Jeune maître, il est temps de vous changer, annonça une corde vocale vétuste.
-Hmph, Bien. »

Les petits pieds traversèrent le doux tapis en direction du centre de la pièce. Dorénavant, le regard bleu fit face à la cheminée. Les habits glissèrent un à un sur le fauteuil. Crépitement du bois qui se laissait mordre par les flammes dévoreuses en offrant une sensation de bien-être à la peau terne et blanchâtre à l’air, désormais teintée de vie dans la spacieuse pièce.

*Pff, faire appel à un être humain en désuétude pour faire le travail à sa place. Et moi qui croyais que les créatures de son genre pouvaient rendre tout impossible possible, quel désappointement total. Me laisser apprécier une telle fausse incapacité est presque un dégoût saleté.*

Passage d’une jambe après l’autre dans le short. Etirement des petits bras des deux côtés qui passèrent un à un dans les manches de la chemise blanche à col haut. Enfilement du gilet par-dessus.

*Rendre tout impossible possible ?*
Passage des bras dans chaque manche de la veste noire qui laissa dévoiler le jabot.
Un objet vint démêler et peindre le bleu des mèches en ordre. Le voile de l’Illusion valsa lentement. Le souvenir d’une vie éteinte revint dans son esprit.
Inspiration invisible, d’apparence inexistante, néanmoins présente dans l’organe vital de l’enfant qui chuchotait tel un violon capricieux joué en discordance et à l’envers de la vérité. Des doigts ridés positionnèrent la broche et la bague d'Azur.

« Jeune maître. Vous voilà prêt.
Jeune maître ? »
posa la voix rustique voyant le comte partir dans le sens opposé de la porte. Ce dernier s’approcha de la fenêtre et se figea devant les carreaux dessinant son reflet. Le seul œil qui était dans la capacité de mirer, fixa l’extérieur, l’homme en noir qui se tenait près du carrosse où une femme distinguée parmi deux hommes mis pied à terre. Le front que des mèches bleutées garnissaient, se pencha et s’appuya sur la vitre froide. Une noirceur illuminait l’orbe cérulé qui se dissimula soudainement derrière les paupières calmement. L’air insufflé de vie qui parcourait son corps et dont, une fois dehors, forma de la buée sur le verre. Murmure inaudible, secret de toutes pensées du moment que seul le ‘Crimson’ des Ténèbres pouvait entendre. Les poings se fermèrent brusquement.

« Jeune maître, veuillez m’excuser mais vous allez vous faire attendre. »

La porte s’ouvrit. ‘Clap, clap, clap’ Des bottes cavalières résonnèrent en toute élégance dans le couloir parmi les bruits de cognement de chaînes retombant sur le côté, et le bruit sec d’enfoncement de la canne au sol qui faisait des va-et-vient. L’intensité lumineuse était de plus en plus forte sur le chemin, accueillant toute la masse d’austérité. Des murmures en provenance de la salle s’entendirent et se perdirent peu à peu dans un silence. Tacet. Le voilà descendant les escaliers, vêtu de deuil de qualité, la canne piétinant chaque marche où elle atterrissait. L’orbe bleue, inquisitrice, balaya la salle entière du regard. Tout à coup, les traits durs du visage s’assouplirent et laissèrent place à un sourire placide qui faisait face à des vingtaines d’invités dans une salle magnifiquement garnies et odorée de propreté impeccable. Tous les éléments furent en place.

« Mesdames et Messieurs, bonsoir.
Permettez-moi de me présenter. Je suis Ciel Phantomhive, maître de cette demeure.
Merci d’avoir répondu à l’invitation pour solemniser notre coopération. C’est un honneur que de vous avoir parmi nous ici présent.
Ne nous attardons guère. Dorénavant, je laisserai la parole à M. Jenkins, chef de l’association d’œuvres de charité de Bristol.
Approchez, je vous prie M. Jenkins
, demanda le comte qui observa un homme qui avait environ la cinquantaine monter les escaliers au centre de la salle avec une feuille de notes à la main qu’il survola de temps en temps.
-Oui. Moi, Neil Jenkins, je vous remercie tous d’avoir répondu à l’appel au nom de l’association. Votre présence confirme votre approbation au sujet. Comme vous le savez tous, notre cible est l’âge tendre. Je m’énonce. Nous avons tous été une fois enfant dans notre vie… hum… enfin… » L’homme mur, se retourna vers la statue de petite taille en léger recul à droite de lui, quelque peu embêté de penser à ce qu’il avait pu dire à l’instant pour voir des yeux fermés qui firent discrètement avec calme : « Continuez.
-Bien entendu…ha hem, les enfants ont besoin d’être entendu, qu’on réponde à leur besoin, tâche loin d'être facile. Et chacun d’entre nous avions fait l’effort de nous adapter à tous ces petits cadeaux de la nature. Néanmoins, encore une fois un nouvel obstacle se dresse devant nous. Vous avez pu constater le problème des familles en manque de ressource. Leurs revenus minimum ne leur permettent pas de nourrir sainement chaque bouche présente dans leur cocon. Ainsi, l'entretien, le loisir de masse et les divertissements ne sont guère leur quotidien. Où je souhaite en venir, et vous le savez tous puisque vous êtes ici, c’est que nous nous devons d’offrir tout notre amour à ces enfants. Ne pas les délaisser juste pour une question de financement. Nous avons ouvert quatre sites comprenant des aires de jeux et de ravitaillement bénévolement, deux parcs d’attraction implantés au nord et au sud du pays. Un personnel professionnel ayant des facilités d’approche à la cible a été sélectionné. Et tout cela grâce à vous tous. C’est pourquoi je vous suis extrêmement reconnaissant.
Puis se tournant vers le jeune garçon en esquissant les lèvres vers le haut : Je voudrais également remercier surtout la compagnie Phantomhive pour m’avoir épaulé depuis même que le projet n’était pas sur papier mais en tête. Votre contribution a été grande et notre gratitude envers vous et votre compagnie ne sera jamais éteinte. Merci.
Tenez, lisez donc à haute voix la fin
, murmura-t-il à l’oreille en tendant le morceau de papier.
-Pour quelle raison ?
-Quelle question ! De toutes les plus grandes compagnies, vous avez été la première à m’avoir donné votre consentement et à m’avoir aidé à offrir de la matière au projet jusqu’à aujourd’hui. Vous avez également accepté –et je vous en remercie infiniment– de donner suite à une fête sur vos terres en notre honneur. Une gratitude doit savoir se montrer. Et vous serez encore bien mieux remercier à l’avenir. Ne nous énonçons pas plus. Comte, je tiens sincèrement à ce que cette dernière phrase soit prononcée par votre personne. » avoua-t-il à voix basse.

Les doigts fins vinrent agripper la feuille. Et sans un mot, l’œil bleu se plongea entre les lignes. Le visage se leva alors et observa silencieusement le sourire de celui qui le faisait face. Soudain, ce visage en porcelaine se tourna vers les conviés et les lèvres se mirent à remuer calmement tandis que le bras se tendit vers le bas pour laisser suspendre dans le vide le papier à la main :

« …Soutenons-nous en faveur du bon vouloir qui anime l’association et… Offrons toute l’Innocence que tout enfant mérite de garder en eux.
Je déclare dorénavant le début de la soirée où nous festoierons côte à côte, le fruit de notre labeur. »


Une acclamation par des applaudissements s’effectua. Le chef de l'organisation sourit des plus belles à l'entente de la dernière phrase rajoutée du comte, ravi de la fête qui allait avoir lieue.
La soirée se poursuivit avec une énonciation formelle de tous les invités présents. Le comte descendit les marches avec Jenkins. Celui-ci jeta un regard à la recherche de son majordome. Dès lors trouvé, de loin, l'orbe bleu en disait long sur son intention pendant sa marche. Désormais au pied des escaliers principaux et à la hauteur de tous, le garçon, une main tenant la canne, tandis que l’autre tenait une liste, fit appel à chaque personne qui s’approcha de lui pour se présenter succinctement devant tout le monde.


« M. De Bertolis.
-Mon bon ami, faites-nous donc une belle présentation de vous avant que nous allions trinquer ensemble.
-Bien le bonsoir, enchanté de faire votre connaissance. Je me prénomme Alfonso de Bertolis. Je suis un confectionneur d’habits pour enfant. Notre marque de fabrique porte le nom d’Alato et existe depuis des années en Italie. Nous venons récemment de nous implanter en Angleterre. Comme tout le monde ici présent, je souhaite mettre mes talents au service de la motivation de l’association que je trouve fort prenante et prometteuse.
Etant nouveau dans le pays, faites-moi signe si vous avez des choses à me faire découvrir. Je suis preneur et ouvert.

-Haha, je connais un bon coin de détente si vous le vouliez. Après les affaires, nous pouvons faire une escapade en ces lieux, qu’en dites-vous ?
-Avec grand plaisir M. Jenkins. »

Après des applaudissements, l'étranger de Venise retourna à sa place à la bonne humeur de l’enfant qui se demandait si la conversation allait finir promptement pour pouvoir passer à la suite. Vint alors un nom féminin sur la liste.

« Mademoiselle Lockheart, leva-t-il le visage serein en direction de la foule.
Approchez, je vous prie. »
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¤ Journée Mouvementée ¤
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