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 Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)

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Raven Endless
Majordome de la famille Delamart
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MessageSujet: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)   Sam 2 Jan - 21:33

Il ne devait pas être loin du milieu de l’après-midi. Les rues de Londres étaient particulièrement pleines bien que le temps n’offrait rien de bon. Le soleil, qui n’envoyait déjà pas beaucoup de chaleur, disparaissait de temps à autres derrière des nuages grisâtres. Le ciel pouvait donc faire tomber ses goutes de pluies tôt ou tard. Comme à son habitude Raven était de sortie. Elle faisait quelques courses pour le repas du soir. Sa Maîtresse ne l’avait pas suivie puisqu’elle avait quelque chose de plus important à faire et puis c’est le travail d’une domestique de faire les courses pour le manoir. Elle marchait donc dans les rues de la ville pour trouver quelque chose de bon à cuisiner pour le dîner. Mademoiselle Delamart n’était pas quelqu’un de difficile, Raven aura certainement finit d’ici un heure si elle ne s’attarde pas à admirer la nourriture. Surtout les sucreries.

Une fois les courses finit, elle s’apprêta à s’en aller lorsqu’elle passa devant la boutique de bonbons de Katrina Delamart, sa Maîtresse. Raven hésita à y entrer en sachant qu’elle y restera un moment, mais elle se dit que sa Maîtresse serait surement contente si elle lui ramenait des bonbons. De plus ce serait une bonne occasion de voir si la production est bonne ou non. Le temps était avec elle apparemment puisqu’il ce mit à pleuvoir bien que les gouttes n’étaient pas nombreuses. Raven se décida et entra dans la boutique. Il n’y avait pas grand monde, il y avait surtout des parents avec leurs enfants. Raven était seule et un peu âgée mais elle s’en fichait, elle adorait les sucreries et elle ne s’en priverait pas à cause des pensées des autres. La boutique est spacieuse offrant des confiseries de toutes sortes et de toutes couleurs. D’ailleurs, les murs aussi est colorés, ils étaient rouge à rayures blanches, faisant penser à des cannes à sucre. Le sol est en bois clair tout comme les meubles dans lesquels sont rangés les sucreries, ils ont la couleur du caramel. Et pour combler le tout, quelques statue en bois en forme de bonbons et de couleur caramel également étaient déposés un peu partout. Comment ne pas avoir faim dans une telle boutique ? En tout cas, l’estomac de Raven ne s’abstient pas à montrer sa faim et ce met à grogner.
Raven alla parmis les bonbons pour en choisir quelques uns à prendre. Tour cet univers l’émerveillé mais elle gardait toujours ce regard froid, perdu. Son visage ne montrait aucune émotion comme d’habitude. Il n’y avait même pas eu un faible sourire lorsqu’elle avait vu tout ces bonbons qu’elle adore tant. Elle marchait lentement, hésitante, il y avait tellement de choix et elle aimait toutes les sucreries qui se présentaient à elle. Puis son intention fut attiré par quelques personnes qui rentraient dans la boutique pour surtout éviter la pluie. La plupart de ces personnes faisaient tellement de bruits qu’elle n’arrivait plus à réfléchir pour faire un choix. Raven continuait de les fixer lorsqu’elle remarqua que quelqu’un la fixait en retour.
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Ciel Phantomhive



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MessageSujet: Re: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)   Dim 3 Jan - 12:13

« Aahahaha ! Comte !
Vous êtes tellement mignon de vouloir aller dans cette bout-OUCH ! »


Le grand homme aux yeux bridés n’eut pas la chance divine de finir sa phrase lorsque le dur bout de bois qu’est la cane vint s’écraser d’un coup sec sur ses souliers souples en noir en provenance de Chine, faisant crisper les mains de ce dernier qui serraient les hanches d’une jeune asiatique aux traits croquants, traits qui pouvaient faire fondre ceux qui la croisaient.

En guise de réponse à ce cri de douleur, un visage sévère leur tourna le dos :

« Je reviens.
-Quoi donc ? Vous ne souhaitez pas notre compagnie à l’intérieur ?
Oooh, c’est très vilain de votre part, Comte ! N’est-ce pas~ Ran mao ? »
caressa-t-il la taille de sa moitié.

Sang chaud remonté à la tête, Irritation. Mais le garçon à l’expression fière ne leur adressa même pas un seul regard en retour.
La main munie de gant s’apprêta à ouvrir avec détermination la porte d’entrée du magasin. Un signe d’abandon s’entendit alors dans la voix sereine de l’homme mur :

« Fort regrettable cher Comte. Bon, et bien nous vous attendrons dans le café à l’opposé de la rue.
Allons-y Ran Mao~ »

« Ah la la... Tu as vu comme le Comte est méchan— »

La porte se referma nette sur elle-même et étouffa la voix à l’extérieur.
Ha ! Comme s’il était ‘méchant’, la bonne blague ! Depuis la matinée à flâner dans les ruelles en leur compagnie était déjà largement suffisant. Imaginez juste dans la rue, un couple de sangsues ou deux longs marshmallows collés par un dégoutant lien caramélé -Ô blasphème que de les comparer aux tendres sucreries mais il n’avait que cela dans les pensées actuellement- tandis qu’un gamin dont la compagnie semblait intruse marcha loin d’eux, à une distance formidable pour faire mine d’ignorance tel un inconnu. Oui, les frustrations avaient atteint le seuil de tolérance. Il valait mieux être bien accompagné que mal accompagné n'est-ce pas? Pathétique.

La cape noire légèrement mouillée, le jeune garçon se tenait à l’entrée. Quel parfum délicieux que la friandise. Le seul orbe bleu vacillant, non dissimulé sous son cache-œil, mira les environs avec calme et attention pendant que sa main retira son chapeau haut de forme et le ramena à son torse, mettant sa tête à découvert, les mèches tombant sur le visage fin.

A noter que ce magasin faisait parti de la concurrence. Les affaires semblaient bonnes vu la clientèle présente. Le regard d’Azur balaya la salle entière. L’âge tendre représenta la majorité de l’achalandage. Rien de surprenant… sinon une jeune adulte et solitaire sur le côté. Elle possédait ce visage à la peau si pâle et si maigre, qu’elle semblait se détacher de l’environnement. Ce fut comme si ce bloc de glace cherchait à trouver son contraire pour se sentir complet, la tendre chaleur offerte par l’abondance de sucrerie. Tout cela permit d’attirer l’attention du jeune noble qui nota son regard froid, chose à laquelle il ne détourna pour rien au monde les yeux, l’observant via cette expression hautaine qui était le sien. Après un court moment de contemplation qui parut long, l’enfant décida de détacher son regard de cette personne pour s’intéresser au magasin. En effet, ce n’était pas comme s’il la connaissait se disait-il pour qu’elle puisse lui importer. Et d’ailleurs, pas comme si ce regard distant lui gênait non plus puisque la dernière chose au monde qu’il puisse penser est de créer des liens amicales avec la Terre entière.

Soudain, le battant de la clochette à l’entrée frappa, rappelant au garçon aux cheveux courts l’incommodité de sa présence devant la porte. Il se poussa alors sur la droite et continua son chemin à travers la boutique, faisant claquer non seulement ses bottes, mais aussi sa cane sur le sol d’une symphonique démarche de noble.

Effectuant le tour, il scruta alors les couleurs pastel s’étendant sur toute l’espace : un parfait design pour un magasin de bonbons. Néanmoins couleur qui lui rappela bien des souvenirs exténuants, comme une certaine jeune demoiselle aux boucles d’or et à la voix excitée qui courait dans tous les sens... oui, sa chère cousine.


*Du calme… profitons que ni Lyzzie, ni les deux cloches et ni Sebastian ne soient là…*

En effet, son majordome était exceptionnellement absent à ses côtés lors de sa sortie aujourd’hui. La raison ? Quelle importance face aux milliers de bonbons apparaissant sur les étagères, disposés de telle manière que les clients de petites tailles peuvent facilement attraper leur bonheur ? Il n’y avait aucun parfum que le palais du Comte ne connaissait pas. L’orbe bleu contempla la structure du magasin, tandis qu’il dégusta des heures et des heures du regard toutes les sucettes qui passaient sous son nez.
Avant de ressortir de là, il lui fallait ses provisions indispensables, compte tenu qu’un certain majordome irritant dans son complet noir lui avait refusé la gâterie la veille. Mais Ciel n'argua pas à la surprise de tous. Non, pas besoin car en réalité, il savait qu'il allait avoir ce qu'il voulait aujourd'hui.


*Hmph ! Comme si je n’avais pas de bras ni de jambes pour aller m’en chercher !*

Framboise, fraise, citron, orange, pomme, pêche, cerise. Ajoutons alors de la vanille, miel, et du praliné pour l’aller, et le tout entra dans un sac de qualité qu’il saisit sur le côté et le plaça dans son chapeau dont le bras gauche venait enlacer. Mais soudain il s’arrêta et la réflexion fut au rendez-vous… il avait déjà eu sa dose de chocolat avec les desserts de Sebastian récemment. L’idée des nounours en chocolat était donc réfutée dans son esprit. Toutefois ce rejet ne lui fut guère satisfaisant. Il voulait encore un goût sinon rien. Primordiale était sans conteste la fierté du Phantomhive face à ses envies.

Alors en continuant sa focalisation sur les étagères, ses yeux s’illuminèrent subitement et ses petits doigts capricieux et convoiteurs s’approchèrent du dernier bâton de sucette restant à la caramel nougatine cristalisée, pour apercevoir avec étonnement qu’il n’était pas le seul à le désirer, vu la main féminine dans son champ de vision.

Il leva alors son regard perçant et hautain en silence.


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Raven Endless
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MessageSujet: Re: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)   Lun 4 Jan - 22:28

Ce quelqu’un en question était un enfant. Enfin c’est-ce que pensa Raven en voyant la taille du garçon. Mais lorsqu’elle fixa son regard, elle remarqua qu’il avait des airs d’adulte ou plutôt des airs de noble. Raven regarda les vêtements de cet enfant, il n’y avait pas de doute, il devait être noble. Ses airs devaient être dû à son éducation, songea Raven, après tout elle ne le connaissait pas et elle ne pouvait que supposer. Raven remarqua aussi qu’il avait un œil caché donc elle ne pouvait fixer qu’un seul œil. Ce seul œil la regardait de façon à montrer sa supériorité, ce que les nobles savent bien faire devant des domestiques ou de simples civils. Elle ce fichait bien du regard des autres, il avait beau la regarder ainsi, il restait toujours un enfant, mais elle devait avouer qu’il avait un beau visage aux traits si bien dessinés qu’on aurait dit une poupée ? Oui c’est certainement cela, il avait l’air d’une poupée en porcelaine et celui qui l’avait façonné y aurait passé toute sa vie pour ne pas rater le moindre détail.

Raven arrêta sa description lorsqu’il détourna son regard et qu’il s’en alla pour laisser passer d’autres personnes qui rentraient dans la boutique. Elle arrêta de décrire cet enfant mais elle ne détourna pas son regard et le suivit donc dans sa marche. Il marchait gracieusement, chaque pas qu’il faisait été agréable à contempler mais peut être pas autant que de contempler les bonbons puisque Raven ce remit à regarder ceux-ci au bout d‘un certain temps. Après tout, des enfants de ce genre, elle en croiserait certainement d’autre dans sa misérable vie. Sa maîtresse était encore jeune et elle avait à peut prêt les mêmes manières que ce jeune garçon donc elle pouvait même dire qu’elle en avait déjà vu, mais elle doutait fort croiser un enfant avec ce même regard.

Enfin ! Raven commença alors à faire son choix et bientôt à mettre des tonnes de bonbons dans un sac. A vrai dire, elle avait réfléchit mais elle prenait les friandises un peu au hasard. Elle n’était pas difficile, surtout lorsqu’il s’agit de sucreries, elle avalerait n’importe lesquels. Elle était heureuse en mangeant ce genre de chose, enfin, heureuse à l’intérieur, à l’extérieur, c’était encore et toujours la même chose, cette froideur. Elle continua à remplir le sac en pensant à elle et à sa maîtresse, pour les deux il fallait beaucoup de bonbons pour pouvoir partager. Pour sa Maîtresse c’était surtout des bonbons au goût fraise, fruit qu’elle adore par-dessus tout. Elle continua à faire le tour des étagères quand soudain, elle remarqua qu’une friandise était seule. C’était plus précisément un bâton de sucette à la caramel nougatine cristallisée. Quel crime que de laisser seul une telle chose qui ne demandait qu’à être manger. Raven approcha alors lentement sa main. Malheureusement le chemin de celle-ci fut coupé par une autre main très fine.


*Voilà qui est embêtant…*

Pensa sur le coup Raven. Maintenant que devait-elle faire ? Tout d’abord, elle regarda le propriétaire de cette main qui n’était autre que l’enfant qu’elle avait fixé quelques temps plus tôt. Elle frissonna. Toujours ce même regard quoi qu’un peu plus terrifiant à cause de la situation. Non pas qu’elle avait peur, mais ce n’est pas habituel ce genre de regard, surtout chez un enfant qui doit faire une vingtaine de mètre de moins qu’elle. Elle comprenait cet enfant, il avait certainement autant envi de cette friandise qu’elle donc il ne voulait pour rien au monde la laisser. Raven devait donc réfléchir sérieusement à la situation. C’est un noble, devait-elle lui laisser à cause de son rang ? Ou bien devait-elle s’imposer pour gagner ? Hors de question, elle en était incapable pour les deux propositions. Ce noble pouvait très bien aller cherche ailleurs, mais elle aussi. Elle n’avait pas le choix, il fallait négocier…Tout ça pour une sucrerie !

- Vous voulez vraiment ceci ?

Demanda telle de sa voix glaciale et sur un ton lent. Sa main n’avait pas bougé, elle était toujours proche de la victime des deux gourmands bien que maintenant un doigt pointait celle-ci. Son regard c’était de nouveau focalisé sur l’œil de l’enfant, qui était très agréable à regarder en faite. Un œil bleu. Comment ne pas aimer fixer cette couleur de glace ? Ou de l’eau ? L’expression la plus appropriée serait donc : Comment ne pas se noyer dans un regard aussi bleu et profond qu’un océan ? D’aussi prêt, il était encore plus parfait que de loin, cet enfant.

- C’est un peu égoïste de dire cela, mais, j’en ai aussi envie et je n’arrive pas à me décider entre vous le laisser ou le prendre…

Raven n’aime pas mentir et elle disait toujours ce qu’elle pensait. Elle n’avait pas trop le choix de toute façon et puis la réaction de ce jeune garçon ne l’inquiétait pas beaucoup. Maintenant, il ne restait plus qu’à savoir ce qu’il dira et ce qu’il décidera lui. Raven le sait, les nobles sont aussi très égoïstes, l’est-il aussi ? Elle le verra bien, elle n’avait plus qu’à attendre sa réponse.
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MessageSujet: Re: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)   Ven 8 Jan - 17:48

Le vacarme produit dans le magasin s’assourdit. L’écoulement du temps paraissa une nouvelle fois long. Avec concentration, l’œil cérulé fixa la personne qui lui faisait face, sans un seul mouvement, ni un seul mot.

- C’est un peu égoïste de dire cela, mais, j’en ai aussi envie et je n’arrive pas à me décider entre vous le laisser ou le prendre…

Il scruta, scruta de par son œil aussi bleu que l’océan, le reflet de ce visage de marbre à l’apparence chétive, apparaissant sur son pupille pour faire une descente aux abysses. Etrange contradiction que celle dévoilée sous son nez entre l’expression faciale de l’inconnue et ses paroles. En effet, si elle était une individualiste pure et dure, elle n’aurait pas posé de question de la sorte, ni même montré d’indécision.

‘Egoïsme’ ? Parfait : Accordé à la seule condition que l’enfant noble jouissait des mêmes droits, bien entendu, réfutant tout sentiment d’incomplétude via un potentiel ressenti d’injustice dans son égo.


Soudain, les paupières du garçon au visage austère se fermèrent avec calme et douceur. Et d’une voix altruiste et posée, il fit :
« Je comprends ta préoccupation.
Mais il n’y a pas à s’inquiéter. »


Et alors d’un seul geste, la petite main atteignit sa destination et s’empara de l’objet convoité sans crier gare.
« Vois-tu, le magasin est loin d’être fermé.
Tu as tout ton temps pour te décider. »
annonça-t-il de manière nonchalante.

« Quant à moi, navré mais j’ai à faire. Sur ce… »
Faisant un demi-tour complet, les pas s’avancèrent résolument jusqu’au comptoir tandis que la main posa délicatement l’emballage de la friandise à ses lèvres, légèrement étirées vers le haut de par la satisfaction vis-à-vis de son obtention. Voilà ses paroles nobles avec ses connotations arrogantes. Depuis quand ‘Ciel Phantomhive’ attendait l’avis des autres pour bouger ? L’opinion des gens face à son comportement lui était bien égale. Ce qu’il voulait, il l’aura par tous les moyens.

Il s’inséra alors dans la file et attendit parmi les clients. Le jeune Comte ne se retourna pas pour observer la fille qu’il avait outrecuidé, non, trop fier était-il. Mais joueur, il se demandait bien quel genre de réaction pouvait-il être témoin si son corps effectuait un simple pivot de 180°.

Le brouhaha s’intensifia à nouveau aux creux des oreilles de l’hautain. Des rires, des cris de gaieté, les lutins qui se bousculaient, amusés. Ils parlaient entre eux, parlaient de ce qu’ils allaient faire de leur après-midis, que devaient-ils rendre pour le cours du lendemain, commentaient un certain 'M. Dickens le cornu', expression sûrement adressée à leur enseignant de par leur façon de décrire la chose par ces gestes magnifiquement caricaturaux. Un léger soupir s’échappa des narines du garçon aux cheveux bleutés dont le regard se moquait de ces marmousets des rues et de leur propre autosatisfaction à critiquer via cette phrase dont ils ne comprenaient pas le véritable sens et qui n’était évidemment pas des leurs. Pour appuyer les dires, l'un leva les mains vers ses oreilles et pointa son index vers le haut tandis que ses autres doigts étaient ramenés à la paume.
*Sûrement un adulte atteint de crétinisme incurable qui a prononcé ces paroles de manière irréfléchie dans l’air. Le cornu traitant de cornu, Lamentable.*


Une petite voix claire se fit alors entendre :
« Maman ! Maman mangera les bonbons ?
-Oh ? Tu veux bien partager à maman ? Maman est très contente.
-Hi hi!
La petite main innocente fouilla dans le sac. La framboise sera pour maman et pêche pour moi ! »
Un enfant se cramponnant au bras de sa mère... Le regard d’Azur fut captivé par les deux personnes qui passèrent devant lui pour rejoindre la porte de sortie. Mais il ne les suivit pas du regard. Au contraire, il resta immobile en direction de la caisse, les yeux fermés et la posture fière et impénétrable, telle une statue que rien ne pouvait faire perdre l’équilibre, pas même une telle scène si chaleureuse.

Baillements. Attente ennuyeuse.
Tout à coup, il se retourna en direction de la demoiselle au visage de marbre et soudain, sans la regarder, il esquissa un sourire provocateur, la sucette caramel nougatine emballée, ramenée une nouvelle fois à ses lèvres légèrement ouvertes.
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Raven Endless
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MessageSujet: Re: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)   Ven 22 Jan - 0:13

Le jeune garçon ferma l’œil et Raven ne pouvait plus fixer celui-ci. Cependant elle fixa le visage de cette enfant en écoutant attentivement sa réponse. Il n’y avait aucun doute, Raven savait que le jeune noble ce moquait d’elle. Son regard fut attiré par un mouvement plus bas, vers la sucrerie, le jeune garçon venait de la prendre. Il lui dit par la suite qu’elle avait tout le temps de réfléchir mais à quoi bon réfléchir lorsque la chose pour laquelle on le fait n’était plus accessible ? Cet enfant ne savait pas à qui il avait affaire. Raven n’allait pas ce laisser faire, peut-être était-il noble mais elle aussi voulait cette chose qu’il ne ce gêna pas à mettre entre ses lèvres après avoir fait demi-tour. Elle suit le garçon égoïste du regard, elle avait prit sa décision, c’est elle qui partira avec cette friandise ! Maintenant il fallait trouver une solution pour la prendre des mains, ou des lèvres, peu importe de ce gamin. Rave était adulte et lui, un simple enfant, elle n’allait pas ce laisser marcher dessus par lui, mais lui reprendre la friandise pourrait attirer l’attention des personnes présentent dans le magasin. Un adulte qui « vole » la sucrerie d’un enfant serait mal vu.

Raven était perdu dans ses pensées, cherchant une solution pour récupérer son bien. Son regard n’avait pas quitté le noble, elle le fixait mais sans s’en rendre compte. Elle pensait surement qu’en le fixant ainsi elle trouverait la solution qu’elle attend. Pourtant il avait déjà intégré la file et il ne lui resté plus beaucoup de temps pour réfléchir. Sa vision vers le garçon fut coupée par le passage d’un enfant et de sa mère. Si celui qui lui avait prit la sucrerie qu’elle voulait temps sous son nez était aussi généreux que cet enfant avec sa mère, elle n’aurait pas à chercher, chercher et rechercher, pour au final, ne rien trouver. On aurai dit que ce noble à l’œil azur n’avait même pas vu la scène, était-il si égoïste que cela ? En tout cas, il le montrait bien. Ses petits airs étaient toujours les mêmes et Raven avait de plus en plus de mal à les supporter. Pourquoi avoir l’air si noble alors que l’on n’est qu’un enfant ?

Soudain, elle remarqua qu’il c’était retourné vers elle mais leur regard ne se croisèrent pas pour autant. Un sourire, une nouvelle apparition de la sucrerie entre ses fines lèvres, il n’y avait aucuns doutes, il la narguait. Raven bouillait de rage à l’intérieur, comment pouvait-elle se faire avoir si facilement ? Tout à coup, sans réfléchir, elle trouva une idée. Une idée aussi bête qu’on ne peut le penser, elle se trouva idiote à ce moment là. Elle marcha calmement hors des rangées de bonbons et ce dirigea vers la file d’attente assez longue. Il y avait quelques personnes entre elle et le jeune noble, il fallait qu’elle arrive derrière lui. Et c’est sans se préoccuper des personnes, qu’elle avança derrière le noble, silencieusement, de manière à ne pas ce faire remarquer, pour l’instant, tout allé bien. Les derniers de la file râlèrent sur Raven, s’ils continuaient ainsi elle n’allait pas pouvoir avoir le jeune noble.

Son plan pouvait entrer en exécution à présent. Le garçon était de petite taille, elle était beaucoup plus grande que lui. Raven avança sa main devant le visage du garçon qui ne s’y attendait pas et elle prit la friandise entre ses fins doigts. Elle arriva à la récupérer facilement, peut-être était-il surpris par la main et qu’il en avait lâché la sucette. Raven leva aussi tôt sa main, à une hauteur que le noble ne pourrait certainement pas atteindre. Elle était fière d’elle, à présent, c’était à elle de ce moquer de lui.


- Désolé, mais ma décision est prise. Je récupère ceci. Merci de l’avoir gardée pendant que je réfléchissais.

Elle sourit intérieurement et à l’extérieur elle garda un visage neutre mais au ton de sa voix on pouvait voir qu’elle était d’une, contente d’avoir récupéré la sucette et de deux, d’avoir eu le ce garçon arrogant et égoïste. Comme quoi, elle n’avait pas eu besoin de faire d’effort pour vaincre un noble. Sans attendre, elle se décala hors de la file et retourna à sa place, à la fin de celle-ci laissant un pauvre garçon déconcerté de la perte de sa sucette.
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MessageSujet: Re: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)   Sam 23 Jan - 20:30

Tapotement, tapotement, la sucette tapotée de manière joueuse sur les lèvres fermées du garçon, le regard hautain en l’air.

Après s’être tourné vers une cliente ou plutôt vers ‘La’ cliente convoiteuse de la fameuse sucette qui valsait dans les airs par des mouvements de va-et-vient, le gamin aux airs nobles se tourna vers le fond du magasin pour retrouver la même direction que l’achalandage, les pensées en pleine réflexion qui se demandèrent si cette personne était atteinte de passivité ennuyeuse pour ne pas réagir.

Un bras servait toujours de support au chapeau ‘panier’ pendant que la main retombée tenait fermement la cane. Les doigts de l’autre main firent pivoter, via un glissement sur la peau, l’axe du bâton de la friandise vers le côté de façon à l’incliner puis laisser la tête de la sucette tomber. L’œil enfantin, déjà lassé de la monotonie du décor qui se faisait ressentir après une attente qu’il considéra longue, chercha un renouveau dans son champ de vision. Quant aux oreilles, elles vinrent soutenir cette recherche et furent dorénavant à l’écoute attentive de la pièce. Bruits d’éternuement, bruits de chaussures, bruits de frottements de vestes, chuchotements, paroles ouvertes. Respiration discrète, respiration des corps. Grincement ? Il n’était pas certain de ce son dans son dos.
Clock, clock, clock. La file d’attente s’affina et permit au garçon de s’avancer de quelque place. La voilà la fatigue de l’œil bleu après maintes tentatives, fatigue pour ne pas avoir trouvé la chose qui l’intéressait. Les épaules et les jambes qui étaient dans une position droite depuis le début commencèrent à s’éreinter. Ainsi, tout le poids du corps se faisait ressentir dans ses petits pieds. Les muscles étaient relâchés.

Baisse de garde au niveau des réactivités inconsciemment, ce fut le moment propice pour une étrange main aux doigts de fée -si nous pouvons la qualifier ainsi- venant de derrière lui dans le but ultime de s’emparer de la sucette dans son innocence maintenant douteuse dans l’affaire.

L’enfant se retourna, les yeux écarquillés pendant une fraction de seconde. Vue sur le visage à qui la main appartenait, une main qui avait l’air d’aimer prendre les gens par surprise vu son acte, et qui fit :


- Désolé, mais ma décision est prise. Je récupère ceci. Merci de l’avoir gardée pendant que je réfléchissais.

Etrangement silencieux, l’œil bleu l’observa repartir, sa sucette maintenant enlevée. Quelque chose se forma sur la pupille. Sans attendre, les pas sortirent de la file. La cane s’enfonça sur le plancher en bois pour se marier avec les pas décidés, désormais arrêtés net après s’être insérés après l’avant dernier client pour faire face à l’arrogante.

La différence de taille n’avait pas d’importance et n’avait jamais eu sa place dans la fierté du noble qui fut maintenant devant la roturière, levant son visage vers le haut avec dédain. Son regard, déjà sévère à la base, était encore plus dur, voire inébranlable et sans merci. La logique fut claire. Tout ce qui était dans ce magasin appartenait au client et, premier arrivé, premier servi ; Donc, premier à l’avoir en main, la sucette était pour lui. La fille n’avait qu’à s’en plaindre à elle-même pour ne pas l’avoir prise avant. Et dorénavant, on ajoutait à cela un autre problème : Oser prendre ce qui était dans la main du Comte Phantomhive de cette façon ? Une atmosphère opressante s'installa.

Levant élégamment la dextre pour la tendre vers l’avant dans un seul mouvement brusque et ferme au milieu de sa trajectoire, l'articulation des syllabes qui s’ensuivit fut concise et radicale sur le visage austère :


« Rends-moi ce qui m’appartient, catin. »
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Raven Endless
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MessageSujet: Re: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)   Sam 6 Fév - 1:21

Raven n’avait pas attendu de voir la réaction du garçon, elle s’en fichait un peu en faite. Maintenant qu’elle avait ce qu’elle voulait, elle n’avait plus à penser à se garçon. Elle était au bout de la file d’attente, elle aurait bien pu rester derrière l’enfant, mais elle s’avait qu’il aurait voulu reprendre la sucrerie, c’était évident, elle lui avait prit sans demander son avis, tout le monde réagirai pareil dans ce cas là. Enfin, elle avait juste à attendre un peu plus, elle n’allait pas se plaindre car maintenant tout allait bien. Elle se mit à réfléchir à ce qu’elle dira à sa maitresse lorsqu’elle rentrera. Sa maitresse doit surement être inquiète puisqu’elle ne devait pas mettre autant de temps. Enfin, elle arrivera certainement à ce faire pardonner avec toutes ces sucreries. Raven fixa son sac avec les bonbons et son ventre ce mit à grogner, sans doute qu’en sortant, elle en mangerait deux ou trois pour calmer sa petite gourmandise.

Le regard de Raven fixait un mur, celui d’en face, qu’elle pouvait voir par-dessus les épaules des clients qui attendaient comme elle. Soudainement, elle remarqua une forme bouger en dessous d’elle et elle arrêta de contempler le mur. Raven baissa ses yeux seulement qu’elle écarquilla en remarquant qui était en face d’elle : Le gamin ! Lui aussi il n’abandonnait pas ? La domestique resta silencieuse, fixant à nouveau le regard de l’enfant qui semblait ne pas être très heureux de son geste. Qui le serait après tout ? Elle comprenait la colère du jeune garçon puisqu’il l’avait mise en colère plus tôt pour lui avoir prit la sucrerie sous le nez. A ce moment présent, ils échangeaient les rôles en quelque sorte. L’un avait la sucette, l’autre la désirait…Y Aura-t-il une fin à cette bataille ?

Raven resta calme, elle n’avait rien à faire ni à dire, c’est lui qui c’était déplacé donc c’était à lui de dire ou faire quelque chose. Elle continuait de regarder le visage de l’enfant qui lui donna encore froid dans le dos. Elle espérait que cette histoire de sucette ce finisse et qu’elle puisse rentrer au manoir Delamart. Puis, il ouvrit la bouche pour dire quelque chose et Raven écouta avec un intérêt pour savoir ce qu’il avait trouvé à dire. Sa phrase terminé, Raven n’en croyait pas ses oreilles. Avait-il bien dit « catin » ? Pour qui se prenait-il cet enfant ? D’accord il était noble, mais ça ne lui donnait aucun droit d’appeler une inconnue « catin ». S’il avait été plus poli, elle aurait certainement fait un effort et elle lui aurait rendu la sucette. Tant pis pour lui, il a voulu être impoli, elle garderait la sucette pour elle. D’ailleurs, la sucrerie était dans sa main, encore, à la porté de l’enfant. Elle leva la main pour pas qu’il ne lui vole à son tour. Avant de répliquer à sa phrase, Raven porta la main tenant la sucette au visage du noble et prit le menton de celui-ci entre ses doigts, en faisant bien attention de garder la sucette en main, la mettant par la même occasion en valeur devant le visage du garçon. Elle se pencha vers le garçon pour être un peu plus à sa hauteur et son regard replongea dans celui du gamin et devint un peu dur en plus de rester froid. Puis de sa voix froide, elle répondit :


- Pour qui tu te prend ? De plus d’être adulte, ici, c’est un peu mon terrain, c’est la boutique de ma maitresse. Tu me dois donc le respect. Si tu essaye de m’effrayer, tu ne t’en prend pas à la bonne personne.

Raven lâcha un long et bruyant soupire en fermant les yeux. Elle souriait intérieurement, extérieurement, elle avait oublié comment faire. Après la courte pause, elle rouvrit ses iris azur et reprit aussi tôt.

- Mais je veux bien te pardonner, les enfants font des erreurs sans s’en rendre compte. Maintenant tu es perdant, retourne à la fin de la file, tu me gêne.
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Ciel Phantomhive



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MessageSujet: Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive) [RP Clos]   Mer 17 Fév - 20:51

Les yeux du garçon s’ouvrirent, écarquillés avec stupeur. La fille qui avait, quelques instants auparavant levé la sucette dans les airs comme pour rappeler la différence de taille, se permit de rajouter une tartine en agrippant son menton, comme une volonté de lui montrer sa supposée supériorité. Le sang chaud qui était au repos depuis la présence de Lau sembla prendre de l’ampleur pour remonter à la tête. Sans crier gare, la main munie de gant en cuir vint cogner sévèrement la main de la roturière à son menton pour la rejeter au loin. Mais devant cette violence, une corde vocale péniblement contrôlée travailla et resta ferme pendant le vacarme autour qui n’observa pas le spectacle. Après un très bref instant où les yeux se fermèrent pour laisser le calme parcourir le corps, ils se rouvrirent pour laisser place à l’aridité :

« Quoi donc ? Pour qui je me prends ? Pour avoir fait quoi ?
Me tenir devant toi, te tutoyer, te traiter de catin ou t’ordonner de me rendre ce qui m’appartient ? »


Un petit lutin de quatre ans observa silencieusement, curieux. Mais il n’observa pas la conversation, non, trop attiré par la brillance du bâton vernie sous ses yeux pour pouvoir prêter attention à la scène qui se déroulait. De l’autre côté, face à l’avertissement, l’acte infâme de cette pâle main fut une réponse plus que claire pour le Comte qui avait le regard austère et meurtrier sur le visage en porcelaine fissurée. Mais la céramique demeura miraculeusement intacte, sans effondrement. Et Dieu seul savait s’il était heureux ou non qu’on ose l’humilier. Il l’avait provoquée, ne l’oublions pas –encore fallait-il que Dieu ait l’amabilité de l’observer d’en haut– Trois années s’étaient écoulées depuis l’incident. Depuis lors, il avait pu acquérir bien des choses contre d’innombrables pertes. Si la créature nocturne appréciait ses côtés pour être apparu devant lui, c’est qu’il avait quelque chose qui l’avait attiré. Et ce quelque chose qui était à la base informe n’eut plus rien d’humain avec l’avancement du temps. Innocence voilée de fil en aiguille, à découvert, violée. Accablement ? Compassion ? Stagnation ? *Laisse-moi rire*

« Je n’ai nullement besoin de prétendre pour t’appeler catin. Même le roi des imbéciles devrait comprendre le pourquoi mais ta surprise prouve le contraire.
Estime-toi heureuse, ‘catin’ est un mot encore bien trop généreux. »


Après une très courte pause, la voix reprit de manière caustique :
« Ou quoique cela dépende de ce que tu vois comme étant ‘généreux’.
Préfères-tu être adulte ‘catin’ ? »
La cane rebondit vers la gauche. « Ou adulte ‘voleuse’ ? » puis revint vers la droite, provoquant un mouvement du gamin au pied de Ciel dont la grosse tête comparée au petit corps suivit la même trajectoire en fixant le bâton.
Et alors, un petit rire narquois s’échappa discrètement derrière le poing fermé :
« Navré, mais comme je ne suis ni l’un ni l’autre, je ne peux mesurer la différence de respect que je dois à chacun. Mais en définitive, ce ne sont que des personnes de bas étages à mes yeux. »
Et d’un regard habile : « Surtout quand on sait qu’une personne qui se prétend adulte vient de voler la sucette d’une personne qu’elle traite d’enfant pour une raison puérile. »

Reprenant alors un visage austère sans sourire tandis que la cane tapa le sol faisant sursauter le gamin qui avait envie de pleurer sans que la mère l’apercevait, trop absorbée par sa -Ô- grande conversation avec une autre dame, il annonça :
« Par contre, je me prétends bien client pour t’ordonner de me rendre ce qui m’appartient. »
Ici était son ‘terrain’ dit-elle ? « Pff, je n’ai même pas envie de demander pour qui une imbécile se prend car elle n’est rien d’autre qu’une imbécile. »
Pathétique. Même sans avoir rencontré la maîtresse de la boutique, il commençait déjà à avoir un jugement péjoratif sur elle, mesurant à quel point cette dernière était atteinte de crétinisme pour avoir embauché une sotte comme celle qui se tenait devant lui. Et ce n’était guère son problème si les affaires couleraient un jour ou l’autre par un acte aussi stupide qu’il avait la torpeur de le décrire.

Tout à coup, de loin surgit une voix rauque et enthousiaste :
« Mad’moisel’ Raven! » tandis qu’une autre, plus jeune fit « Tu vois bien, j’t’avais dit qu’c’était Raven ! »
Un vieil homme quitta la caisse pour la laisser à la charge de son fils, tandis qu’il se rapprocha. Mais la sourde oreille due à l’âge ne lui permit pas d’entendre les deux dernières phrases que prononça subitement le jeune garçon qui avait le dos tourné vers lui.
« Quand bien même je trouve que tu es déjà forte pour avoir découvert que je suis un enfant.
J’imagine donc que tu sais ce que Les Enfants aiment le plus au monde quand on fait référence au jeu. »
fit-il d’un regard vicieux en laissant tomber sa cane dans la main du petit lutin qui arrêta soudainement de suffoquer, étonné et jovial de pouvoir toucher quelque chose qui l’attirait.

« Mad’moisel’ Raven, je m’disais bien z’avoir reconnu. Néanmoins mes yeux m’ont fait défaut pour faire place au doute. Vraiment navré.
Comment va Mad’moisel’ Delamarto ? »
fit le vieil homme à la voix exténuée même si on sentait toute l’énergie que dégageait le corps en désuétude « Aah, ‘m’fais vraiment vieux ! Mais n’vous inquiétez pas, n’suis pas encore assez bon pour la tombe ! Y m’faut encore des années lumières pour avoir six pieds sous terre ! » Voilà quelqu’un d’ouvert qui aimait parler. Le vieil homme remarqua alors l’enfant aux cheveux bleutés, qui était face à Raven, se tourner vers lui. La similitude de regards bleus et de cheveux bleutés des deux jeunes gens lui frappa aux yeux.
« Qui est ce p’tit bon’omme ? Ooh, je sais. Un membre d'famille ! »

Pas étonnant que le vieil homme le prennent ainsi. Le garçon, immobile, n’ayant plus sa cane et son chapeau haut de forme sur la tête –ajoutons les habits cachés sous la cape sobre– perdit tout côté noble et devint un enfant simple aux yeux du vieillard.

*Puisque tu l’as voulu, jouons à un jeu.*

« Enchanté monsieur, mon nom est Joshua, sourit innocemment le garçon.
- Nom de non de non, appelle-moi donc grand-père !
-…Grand-père. *…Espèce de vieux débris…*
- Ah brave p’tit ! J’ai toujours rêvé d’avoir des p’tits-fils ‘ssi adorables que toi mais l’temps que mon fils me ramène ma future belle-fille, je m'demande si je serai encore d'ce monde, bafouilla-t-il. Puis en se tournant vers celui en question : « Pas vrai mousaillon? »
Sa tête à nouveau dans la position initiale : « Mad’moisel’ Raven, vous avez de la chance d’avoir un si bel enfant traîné à vos côtés. Mais vous ne nous aviez pas dit qu’z’aviez un p’tit frère !
-Comment ? Un petit frère ? Oh petite cachotière que vous êtes ! fit une vieille voix qui s’approcha aussi rapidement que ses jambes le lui permettait.
Excusez donc mon mari, il est si vieux qu'il n'a pas réagi plus tôt pour venir vous accueillir.
Quand bien même, pourquoi ne pas nous avoir dit que vous aviez un petit-frère mon enfant ?

Puis elle baissa durement sa colonne vertébrale : « Tu aimes les bonbons ? » demanda-t-elle pour recevoir un hochement de tête à laquelle elle sourit tendrement.
-Ho ho ho, c’est pour Mad’moisel’ Delamarto ces bonbons ? Laissez. ‘vous l’encaisse immédiat’ment, fit-il en attrapant la sucette, le sachet dans les mains de la jeune fille pour l’amener à la caisse.
- Vieux croulant! Tu as oublié le sachet du jeune garçon !
-Aah aaah, m’fais vraiment vieux…
-Laisse-moi donc faire crouton ! Attrapa-t-elle l’ensemble des sachets et l’amena à la caisse.
-Aaah, n’sois pas si dure ma tendre…
Les échanges de paroles ne cessèrent guère. Ce genre de personnes âgées semblaient sociables, trop sociables, impossible de les arrêter.
Les voilà à la caisse en un clin d’œil par le plus grand des miracles.
Ciel sourit chaleureusement tandis qu’il tendit les deux mains vers le comptoir.
« Oui, oui, n’sois pas si impatient mousaillon! » fit le vieil homme qui leva le visage vers la dénommée Raven Endless. *Il va avoir six pieds sous terre dans pas longtemps.*
« Bon alors, vous ne nous aviez pas dit, comment va Mad’moisel’ Delamarto?
-Delamart !
Aah, elle est si gentille avec nous,
ajouta la vieille vendeuse qui comptait.
-T’te souviens quand elle est venue nous rendre visite?
-Et comment ! Je me rappelle de cela comme si c'était hier! Elle est si adorable ! finissant de compter le sachet rempli de friandises à la fraise.
-Cela s’voyait qu’elle adorait ces friandises.
-Oui, et tu te rappelles qu’on lui avait offert une tarte ?
-Oh, Mad’moisel’ Raven, en parlant de tarto, nous en avons fait deux. Vous pouvez prendre le deuxième. »
Se tournant vers la gauche : « Fiston, emballe la tarto à la fraise pour Mad’moisel’ Delamarto tu veux bien ?
-Delamart sapristi ! C’est vrai, normalement, on ne devrait pas faire payer les bonbons à mademoiselle Delamart mais cette dernière n’était pas d’accord, fit-elle en voyant Ciel pointer du doigt la sucette au caramel nougatine cristallisée pendant qu’elle remettait les bonbons dans leur sac respective. Je pense que c’est pour le bien des ventes mais quand bien même ! La main offrit la sucette au jeune garçon qui prit par la même occasion son sachet.
-Voilà mademoiselle Raven, tarte à la fraise faite maison ! tendit le grand fils.
-Ah, qu’diriez-vous d’un thé avant d’partir ? » le vieil homme tapota l’épaule.

Pendant ce temps, le garçon aux cheveux courts ouvrit l’emballage en effectuant un demi-tour de manière calme et le mit dans la bouche. Il disparut discrètement derrière la foule. Sa main plongea dans le sac sans attendre et sortit une friandise qu’il déposa sur le passage dans la main de l’enfant jouant avec sa cane pour ensuite reprendre le bâton en toute facilité. Ce fut alors qu’à l’entrée, une chose qu’il ne crut pas voir surgit : le sourire de Lau enlaçant sa compagne.
« Vous m'aviez fait attendre Comte.
Hmph ! »

Les pas continuèrent jusqu’à la sortie pour rejoindre la carosse sans s’arrêter.
« Allons ‘petit-frère’, vous n’avez pas besoin de vous presser.
-La ferme Lau, lança-t-il en prenant siège de manière brusque, le bras gauche agrippant le sachet de bonbons et la sucette à la main.
-Avez-vous fini ce que vous aviez à faire ?
-Oui.
-Faites démarrer la carosse, fit-il en sortant la tête.
Ce fut alors que la conversation continua à l’intérieur :

« Cette fille, elle pourrait se venger si elle vous revoit.
-Pff. Qu’importe, si nous nous recroisons, ce ne sera plus dans les mêmes circonstances.
-Mais elle vous a vu sous une autre forme que le Phantomhive. Même si elle ignore qui vous êtes à vrai dire...
-Et je la défie de le dire à quiconque elle voudra dès qu'elle le saura.
-Même si cela pourrait vous porter atteinte ?
-Hmph, que cherches-tu à remettre en question Lau ?
-Je voudrais juste savoir en quoi vous vous appuyez pour avoir une telle assurance ?
-Qu’est-ce que ça peut te faire ?
-Je suis juste curieux.
-J’imagine que tu étais là bien avant que je ne t’ai aperçu. D’après toi, en quoi je m’appuierais ?
-Parmi la foule ?
-Parmi la foule.
-Hum... alors prise de position ?
-Et de perception.
-Très marrant, que dites-vous si nous jouons à un jeu aussi ?
-Tu t'adresseras à Sebastian. C’est lui qui a mon planning.
-Ah la la, vous ne seriez donc pas sorti vous promener avec Ran Mao et moi si ce n’était pas pour le travail ?
Vous devriez prendre une pause Comte. Trop de travail tue le travail.

-Hmph. »

Et la calèche s'éloigna lentement de la ville.
[Sortie de Ciel Phantomhive - Fin du RP]
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Parmis les bonbons...(PV Ciel Phantomhive)
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